Lofoten jour 0 - Le voyage

Publié le par Fablyrr

C’est la première fois que je me rendais au Terminal 1 CDG. Ou alors les travaux sont terminés. Dans tous les cas je crois qu’ils ont voulu que ça ressemble à un puits percé de tube avec tapis roulant à la mode science-fiction. Ça aurait pu être sympa, si le tout n’était pas du pur béton coulé, du plastique et des pancartes pour les différentes enseignes alentours.

Cela dit, après de l’attente dans le couloir de la pub ennuyeuse, je me bats déjà avec Windows pour des histoires de mots de passe sur mon ordinateur.

L’avion décolle, je lis toujours le livre de Franck Ferric. C’est bien !

 

Musique dans les oreilles, je contemple les canaux quand nous passons au-dessus des Pays Bas. Puis, après les premières montagnes déchirées dans la mer apparaissent. La lumière commence à descendre, il est 13H. Les rayons du soleil s’écrasent sur les monts parfois enneigés pour bien écraser les ombres sur quelques lacs gelés. Les sommets les plus hauts sont enneigés. Nous sommes en Norvège.

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Ma première fois à l’aéroport d’Oslo. Comme les voyages précédents, ici tout semble très bien organisé. Je ne sais si c’est l’architecture bien pensée ou autre, mais malgré le monde, ici tout est calme. Je récupère mon bagage pour l’abandonné vite fait dans le « drop bag » pour Bodo. Au passage, l’hôtesse me prend mes billets Oslo/Bodo et Bodo/Svolvaer. « ca sera plus simple ».

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Merci, c’est en effet le cas. Au bout du couloir, qui est au bout du bâtiment à l’extrémité de l’édifice : la porte 12. Ici internet est gratuit. Il suffit de mettre son numéro d’enregistrement. D’Oslo à Bodo, la lumière disparait petit à petit. Le bleu devient rose et on tire vers l’orange.

Il est environ 15H.

Nous approchons de Bodo, l’accent norvégien e anglais est plus affreux que le mien dans la même langue. Je ne comprends pas tout à part qu’il y a du vent. Mais ça je le savais déjà. J’ai gagné en tour de montagne russe avec des trous d’air, de quoi décoiffer un peu. Au final, nous arrivons. Il fait presque nuit. Vingt minutes plus tard, je mets le pied dans le dernier avion.

 

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Places non réservées, c’est un peu comme un bus, avec une paire d’hélice. Et ça ne rate pas : un décollage en houla-houp, et une demi heure de vol secoué, ou alors le plote était saoul et s’amusait à éviter les nuages. Là il fait totalement noir, pas de point de repère par le hublot à part la lumière qui dessine une assiette géante sur l’hélice tournant à plein régime. Au final, des points lumineux indiquent la piste. Atterissage. Le vent à sorti ses crocs sur le tarmac. Il fait froid, on tourne à -6 degrés et en vent venant directement du nord. Dix minutes plus tard c’est la livraison des bagages. C’est-à-dire qu’on vous ouvre un garage où la voiturette a petits wagons plein de valises stationne. On prend sa valise, c’est comme ça. Ensuite, il faut avoir un taxi. Le temps de réaction est court ; Ils disparaissent tous et ici, un taxi, ça ne se partage pas. Du coup, il faut en appeler un.

Un blbla plus tard une jeune femme arrive en monospace étiqueté taxi. J’ouvre la porte : « Name ? » Ah ok ça va être sympa, j’ai dû appeler la compagnie ours en hibernation.

Enfin j’arrive au logement. L’accueil est plus chaleureux. Sauf qu’il n’y a pas moyen de dîner car il  a une fuite d’eau et donc « on ferme ». La dame m’indique le chemin jusqu’à mon rorbu (cabane de pêcheur ».  Dommage de ne pas avoir sa lampe à portée de main. Là en plus, de la nuit noir et un très faible éclairage, le vent à sorti plus que les crocs, les griffes et pleins de tentacules acérés lui ont poussés. J’hésite à faire une pause pour trouver des gants dans le sac. Les dés sont lancés : non. On sert les dents, et enfin je suis face à ma porte. Mes doigts ont du mal à tenir la clé. Heureusement ici les serrures sont plus proche des loquets que des vrais verrous. Je rentre, à l’abri du vent. Je me pause, prend un thé, puis une tisane… Enfin, arrivé. Le rorbu est au bout de la jetée. J’ai presque les pieds dans l’eau, vue sur les montagnes et la mer plein pot !

 

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Seul bémol de ce petit luxe, la connexion internet passe mal. Et entre deux, vent et froid n’ont pas fait un bon cocktail : mon safari maritime est annulé faute de vagues de trois mètres. Plus qu’a attendre que le climat soit plus clément pour le côté touristique.

Publié dans Carnet de voyages

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Commenter cet article

fanny 11/01/2014 17:20


donc le climat est bien lofotenien.


Question idiote : t'as mangé finalement ?


On attend la suite avec confiance


 

Fablyrr 11/01/2014 18:33



oui javais emport un petit stock de nourriture dans le sac à dos. La suite bientôt mmême si aujourd'hui avec ce climat je n'ai pas pu trop faire grand chose. Demain : marche ! :)