Que dire de 2013 ?

Publié le par Fablyrr

C’est l’heure du bilan 2013 parait-il.

 

Peu m’importe en fait. 2013 est une année parmi tant d’autres. Année de pivot, de changement mais surtout de personnes. Grâce aux Les contes affables, j’ai travaillé avec des individus formidables. Six livres sortis en un an, portés par une équipe dynamique et je peux vous dire qu’il y en aura six autres en 2014. Je ne sais pas ce que sera la suite de cette aventure, passionnante, parfois éprouvante, mais ô combien enrichissante personnellement. J’y apprends plein de choses. J’ose aussi plein de choses. Je contacte des illustrateur(trice)s avec pour seule arme la petite structure éditoriale et l’assurance qu’on essayera de faire au mieux pour que les livres soient beaux et leur talent mis en valeur. Et je ne suis pas déçu car la magie opère. J’ai eu la chance d’avoir des réponses positives d’amis du métier, mais aussi de personnes que je ne connaissais pas du tout avant. Nous avons pu faire de beaux livres et j’espère que d’autres projets se feront en plus avec eux dans l’avenir. C’est étonnant de voir comme des inconnus ou des collègues peuvent vous faire confiance. Alors pour cette année, j’ai poussé ma chance un peu plus loin et ai contacté une illustratrice qui a magnifié des livres de mon adolescence. Magie d’internet, elle a dit oui pour faire un Conte affable.

Alors comme internet peut-être magique, j’ai contacté d’autres inconnus et petit à petit l’équipe accueille de nouveaux talents. Je ne pourrai vous en parler plus avant que quand les contrats seront signés, mais pour Les contes affables 2014, ça va être (encore) sublime !

 

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Les projets continuent et ne se ressemblent pas. Mon histoire de sous-marin a plu. Mais malgré des retours positifs, elle n’entre dans aucune collection. Dommage. Mais pas grave. Je viens de la retravailler pour lui donner une nouvelle chance cette année. Si elle n’existe pas sous sa forme originale, elle prendra un petit manteau d’hiver et ira toquer de nouveau aux portes éditoriales dans quelques jours. Les deux projets BD ont évidemment pris du retard. Il faut que je trouve un dessinateur pour le second scénario (que je l’écrive un peu plus d’ailleurs), mais si je me débrouille bien, ça devrait être un bon coup de poing scénaristique car en tout cas de mon côté, il sort de l’intérieur ; profondément. La première histoire, celle des vikings, se doit de repasser à la moulinette des corrections. Mais quoi de mieux que mon prochain voyage en Norvège pour occuper mes longues soirées d’hiver pour cela ?

 

Enfin, le déménagement. Il est terminé, mais les travaux qui vont avec trainent un peu la patte. Ce qui engendre pas mal de petits retards que j’essaye de rattraper. Les plus urgents (ceux qui doivent respecter une date de rendus) sont faits, le reste… « Il n’y a plus qu’à » comme on dit. J’ai pas mal de choses sur le feu pour cette année. Déjà, une nouvelle qui sortira dans une anthologie chez Rivière Blanche, puis une autre qui, s’y j’ai de la chance, sera publié chez un autre petit éditeur de l’imaginaire (en attente de réponse). Mais vous me connaissez un peu, on ne s’endort à attendre les réponses et en regardant sa boite à lettres, ici.

 

Dans mon sac à malice, j’ai une histoire de la talentueuse Anne-Sophie Silvestre à illustrer. Evidemment, on passe par un peu de jeu de rôle à écrire (scénarioS, supplémentS, jeuX), mais aussi quelques expériences à faire d’un point de vu plus artisanal : tampon encreur, carnets en tirage limité, papier, livres objets, volumes… Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Comme avec ma complice Agnès Domergue nous avons des passions communes, je l’ai sollicité pour que l’on fasse un projet un peu fou. Pour l’instant c’est top secret ! On verra à l’avenir si je peux vous en glisser deux mots. En attendant, plus le temps passe, plus les histoires s’entassent dans ma petite tête en attendant de passer par un clavier.

 

Alors oui, j’aurais pu vous faire un bilan 2013 : en politique, désastres, décès (proches, importants ou pas), déceptions personnelles ou professionnelles, coup de blues, combats, luttes, coup de sang et coups de gueules, mais pour quoi faire ? Continuons à parler d’utopie, de quête du Bien, du Beau, des gens qui vont avec, et construisons 2014 et la suite sur ces notes de musique, sur l’art et la créativité en général. Si nous pouvons être parfois malheureux, écrivons et racontons des histoires, ici ou ailleurs pour se rappeler ou s’évader, pour ressentir l’humanité. Et si nous sommes heureux, partageons ce bonheur par ces mêmes vecteurs. Donc non, je ne vous souhaiterai pas une bonne année. Car vous n’avez pas besoin de mes modestes vœux pour choisir par vous-même de quel bien vous avez besoin.

 

 


 

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