Lucyloo

Publié le par Fablyrr

"Imaginez… Imaginez la voûte d’un gigantesque dôme de cuivre surplombant les eaux
laiteuses d’un bassin ouvragé… Imaginez d’étranges silhouettes trapues avançant dans la lueur glauque de la pièce… Une élégante créature moulée de Syntex ébène s’enfonce dans l’eau…
Bienvenue sur les pas de LucyloO, bienvenue à l’aune du Grand-Songe !
Comme ses consoeurs de Lab-Ø, la ville dédale, elle est un Arpenteur de Songe, chargé de récupérer des perles d’OEniria garantissant l’équilibre des rêves. Lorsqu’un Haut-Rêvant s’éveille, révélant une menace sourde, commence son aventure.
Un monde onirique aux volutes Art Nouveau, des dolls charmeuses et insouciantes
projetées dans un monde tragique: passez derrière le miroir des rêves…"

Alors que penser de cette bd. Déjà je ne sais pas si on peut utiliser le terme bd; Dans le style je la situe plus entre le comic et le manga. Petite subtilité qui a son importance pour moi. Mais passons déjà par un point de vu sur le graphisme. Ysha est un artiste que j'ai "rencontré" il y a plusieurs années quand il faisait des illustrations pour les traductions françaises du jeu de rôles "légende des 5 anneaux". Après cela je dois bien avoué que je ne l'ai pas revu beaucoup dans le milieu et qu'il a du se faire une place graphique intéressante ailleurs.  Si vous cherchez son travail il vaut mieux vous rendre sur ce blog (http://ysha.blogspirit.com/) plutôt que celui sur overblog qui date un peu ou son site en construction. Mais revenons sur le style de Lucyloo. Le format déjà est sympathique pour une bonne prise en main et incite donc a penser à une bande dessinées asiatique ou américainie. Pour l'intérieur  je dirai simplement cela pour commencer : tout est en noir et blanc avec des fois des trames de gris. Il est clair que le blanc a une grande importance dans les planches et la maitrise de celui-ci par l'artiste est indéniable. Bon ne toutnons pas autour du pot il y a pas mal de choses que je n'ai pas aimé. Mais nous sommes dans le subjectif :

- les personnages SD (Super Deformed) : propre au style manga je n'aime pas du tout cela que cela soit dans les animations ou les manga proprement dit. Une pure histoire de gout. J'imagine que ces petits personnages sont là pour mettre une part d'humour ou pour dédramatiser certaines scènes; Je les vois comme des parasites agaçant, du coup ça n'aide pas.

- plein et déliés : j'aurai aimé plus de plein et de déliés dans le trait, mais nous sommes en face de formes souvent fermées avec des épaisseurs de traits assez égales.

- le blanc : autant que le blanc est assez maitrisé, autant que je préfère les univers de Mignola, de Hellboy et autre qui donnes une dominante de noir. Pas forcément que dans le tracé mais avec de grands aplat noir.

Je vous le disais c'est subjectif. Mais au lieu de lister uniquement ce que je n'aime pas passons au positif, car je ne met pas de critique si je n'aime pas un livre. Ce qui est sûr c'est que le coté steam punk saupoudré de style  Tim Burton est vraiment sympa. Mais il ne faut pas oublier dans la recette que tout cela repose sur des architecture et motifs art déco. Pas mal non le mélange. Le personnage principal est une poupée burtonienne plutôt sexy qui plonge ans les rêves pour aller à la pêche aux perles. On a donc de joli plan de Lucyloo, de scaphandre mais aussi de son quotidien dans le labo avec pas mal de cadrage architecturaux vraiment sympa. Là-dess il faut ajouter la présence de quelques perso a haut de forme ou masque de peste avec lorgnette et autre engrenage et motifs steam punk; vraiment un ensemble sympa et cohérent qui plonge le lecteur dans cet univers original, voire unique.

En terme de scénario, on va passer le boulot de Chris Debien au crible. pour ceux qui ne connaissent pas tapez simplement son nom sur google et outre le type sympa qui se cache dans des photo vous verrez un auteur prolifique et talentueux qui a fait ses armes dans le magazine rolistique casus belli alors que celui-ci n'avait pas encore de papier peint au mur. PourLucyloo, si je ne me trompe pas c'est sa première bd. C'est un univers originla et onirique avec steampunk intégré dedans. J'imagine que ça ne devait pas être trop facile de retranscrire cela en image. Est-ce pour cela qu'un narrateur intervient en plein milieu de l'histoire ponctuellement? Je ne sais as. On a un ton narratif léger, taitant de sujet grave comme la manipulation de masse ou encore la liberté. Tout cela évidemment issu de la tête de ...non pas Chris mais un esprit supérieur qui rêve un monde et donc qui existe. Il est difficile de citer le sources de cette histoire surtout quand on ne l'a pas écrit, mais cela m'a fait pensé à Dark world Franklyn, le film de Gerald McMorrow, on y ajoutera un peu de Dark city de Proyas mais tout cela sur un ton plus léger.  L'histoire en elle même est bien menée, mais on s'y perd un peu, beaucoup dep ersonnage et pas mal de terme à ingurgiter pour entrer pleinement dans l'univers. Si il y a un défaut selon moi dans l'histoire est qu'il y a trop de chose qui ne sont pas assez développées. Du coup on se perd un peu et on se demande si tout est utile, mais heureusement il y a le cliff hanger de fin pour nous rappeler qu'il y aura au moins un tome 2.

 

Au final c'est une bonne bande dessinée qui peut apporté pas mal dinspi, et qui si on mélange comme il se doit dessin et histoire, m'a fait penser à Gunm. Du bon niveau, qui fourmille d'énormément de chose mais qui a la faiblesse de sa qualité : avoir plein d'éléments posés qui prendront leur envol avec la succession des tomes. Des personnages pointent en effet leur bout du nez (comme le personnage terroriste jouant sur plusieurs plans) mais qui manquent de place pour être développés plus avant. Comme les "méchants de l'histoire". Pour 'l'instant ils font juste méchant mais on sent qu'il y a plus de profondeur et don on a hâte de lire la suite pour savourer l'ensemble de l'univers et non pas un simple premier tome.  Si les auteur-illustrateur passent par ici je dirai simplement : au boulot on veut la suite.

Publié dans Critiques

Commenter cet article