Du pognon et du jeu de rôles 2/2

Publié le par Fablyrr

Suite et fin de cette petite histoire

 

MODE OPERATOIR

Il y a quelques éléments à prendre en compte quand on commence à contacter les éditeurs de jeu de rôles (ou les éditeurs en général).

 

-           Ne jamais commencer à travailler sans être rémunéré quand on est au forfait. Cette règle d’or est importante mais peu souvent respecter, car en général les éditeurs payent après. Mais cependant pour des sommes d’argents conséquente il est possible de négocier des paiements en plusieurs fois à des dates clés qui sont souvent les mêmes pour tous : remise d’esquisses, remises d’illustrations, publications.

-          Ne passe lancer dans une illustration sans validation de celle-ci par les éditeurs. Cette règles est plus importante pour vous que pour l’éditeur dans la mesure ou si vous soumettez une esquisse, celle-ci peut ne pas plaire et donc au final vous aurez travaillé pour rien car il n’y a aucune obligation pour l’éditeur de la prendre. Ce qui peut-être frustrant et nuire à la communication dans le futur ; donc faites valider ou ne serait-ce que voir les esquisses (plus ou moins abouties suivant l’éditeur) pour que celui- ci voient dans quel sens vous allez et que tout le monde y gagne en temps et donc en argent.

-          Ne pas envoyer de fichier sources avant la version définitive sans se protéger. En effet, il est arrivé par le passé que des images soient exploitées car en assez haute définition pour le faire sans que l’artiste ne soit rémunéré. C’est une honte, mais le plus dur est ensuite de se retourner juridiquement pour des questions de temps et de finances contre l’éditeur et cela d’autant plus si il est important et à l’étranger par exemple.  Si vous êtes en démarches auprès d’éditeur ou simplement dans le doute il vous suffit de vous retourner une enveloppe scellée avec AR pour protéger l’œuvre. Les procédures sont ensuite facilitées. Bien que facilitées elle n'en reste pas moins longue et parfois couteuses. Donc première étape de tout ce fatras est de contacter l'éditeur et lui expliquer gentiment qu'il a fait une erreur et que cette image vous appartient comme vous pouvez le prouver par tel ou tel moyen. A partir de  là comme il a diffusé, il vous doit quelque chose et une discusion peut être ouverte; Aller au conflit directemnt peut vous nuire.

 

-          Bien vérifier de quelle propriété intellectuelle il s’agit. En effet, par exemple le droit de propriété intellectuelle américain est très nettement différent du français. En résumé vous pouvez considérer qu’une œuvre faite pour un éditeur américain lui appartient et vous ne pouvez plus l’exploiter véritablement. En droit français n’oubliez jamais qu’une œuvre dite « de l’esprit », appartient toujours à son créateur de son vivant, et elle est simplement utilisée par un éditeur sous contrat avec l’artiste. Ce qui veut dire qu’une image de peu être utilisée sans votre consentement (vérifier l’utilisation de cette dernière dans le contrat signé) et d’autant plus important il ne peu légalement pas la modifier sans accord de votre part ; Ce dernier point peut devenir floue en terme d’utilisation publicitaire mais peut justement faire le sujet d’un point dans un contrat.  L’œuvre appartenant à l’artiste on ne peut donc pas : la dénaturer au niveau des couleurs, la couper, la modifier dans l’image, modifier non homothétiquement son format, etc. Donc légalement vous pouvez refuser qu’une éditeur diffuse votre image après impression si vous trouver que les couleurs ne correspondent pas du tout à l’original. Mais attention il ne faut pas faire cela à la légère car en général on bon éditeur vous montre un Bon à Tirer que vous validez (au moins par e-mail) et qu’en suite il est peu probable que vous retravailliez avec lui si c’est pour un infime point de coloration.

 

-          Toujours envoyer des fichiers « propres ». Autant que l’éditeur à un devoir de publier votre image en l’état, autant que vous devez lui fournir un fichier imprimable. Il s’entend par là de lui fournir un fichier définitif, calibré en colorimétrie, à la bonne taille, la bonne définition et dans le bon mode d’impression. Ces modes d’impressions sont de nos jours préparés par les graphistes et les illustrateurs. Pour information, on utilise le plus souvent deux modes d’impression :

o  RVB : (Rouge Vert Bleu) correspondant à une chromie d’écran elle est utilisée dans la plus part des tirages d’impression numérique. Souvent des tirages à moins de 500 exemplaires.

o  CMJN : (Cyan Magenta Jaune Noir) ou autrement appelé quadrichromie ; Ce qui s’utilise en général dès qu’on tire à plus de 1 000 exemplaires.

 

-          Obtenir son exemplaire d’auteur. Souvent oublié dans le contrat il est presque éthiquement convenu que toute création publiée se voit doté d’un exemplaire remis à son auteur et/ou artiste. Certaines associations demandant des œuvres bénévolement payent d’ailleurs comme cela. Ce qui est sympathique au niveau associatif est important au niveau professionnel ; De plus vous pouvez négocier aussi ce point dans votre contrat et demander plusieurs exemplaires d’auteurs. Là encore tout dépend du tirage et de l’éditeur. Dans le même ordre d’idée vous pouvez aussi demander à avoir un tarif préférentiel pour acheter le livre publié auquel vous avez contribué. On peut estimer qu’une remise d’auteur/artiste correct s’évalue aux alentours de 33%.

 

DECLARATION FISCALE

Il est important et obligatoire pour l’illustrateur de se déclarer à la Maison des Artistes(MDA). Certains, œuvrant aussi comme graphistes peuvent dépendre des AGESSA, ou les auteurs. Toujours est il que ces obligations demandent des cotisations et sont souvent assez longues à mettre en place administrativement, d’autant plus si vous vivez en provinces. Une fois que vous êtes adhérent à la MDA vous devez donc prendre en compte sur vos tarifs les charges de celle-ci s’élevant à 8,85% de la somme forfaitaires de votre facture (car oui vous devrez fournir des factures.) Ce pourcentage à son importance si vous souhaitez obtenir une somme avant ou après cotisation, car l’éditeur lui vous payera en bas de la colonne totale en TTC.

 Gardez toutes vos factures et vos relevés de droits d’auteurs si vous êtes payez au pourcentage car au final vous devrez les déclarer aux impôts sur le revenu

 

En espérant que ca aura aidé quelques lecteurs du blog, sachant qu'évidemment tout n'est pas exclusif au jeu de rôles.

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