Venenum : un peu de poison dans la critique ?

Publié le par Fablyrr

Venenum (Charlotte Bousquet – Gulf Stream / col. Courants Noirs)

Je retombe forcément dans le discours de savoir si je suis objectif ou non sur les livres de Charlotte. Mais peut importe. Commençons comme d’habitude par le couverture : elle fait partie de mes préférées de la collection. Cependant, étant moi-même des fois un peu limité par le format quand je fais des couvertures pour les romans poches, je suis un peu déçu du manque de narration dans l’espace de l’image. A force de voir ces couvertures, je me rends bien compte de l’unité de la collection effectuée par Aurélien, cependant mes yeux s’essoufflent un peu. Il y a une belle cohérence visuelle, ce qui donne tout son charme à l’ensemble, mais si pour les prochaines on sentait un peu de renouveau dans le traitement des gammes de couleurs et de la mise en sens je ne serai pas contre. Peut être des personnages en gros plan ou ce genre de chose à cadrage. Après peut-être que je me trompe complètement et que la direction artistique impose ce choix, mais de fait je m’attarde moins sur l’image d’Aurélien. Ce qui est dommage.

 

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Pour le livre en lui-même, comme j’ai « mini Descartes » à la maison, je connaissais assez le sujet, je ne m’attendais donc pas à être surpris. Et pourtant vous vous en doutez. Pas de scène de crime avec un Descartes mort dans son lit, pas d’investigateur façon « les experts Descartes » qui va analyser la situation et ce genre de choses. Non, ce polar de la collection Courants Noirs se sert du postulat de départ Noir, pour en faire un roman de capes et d’épées. Nous avons donc un livre dynamique enlevé voire héroïque. Mais j’ai particulièrement apprécié les clins d’œil plus ou moins appuyé de l’auteure à ses références. On croise ainsi dans le livre du Molière ou encore du Perez Reverte. Alatriste s’en va côtoyer les trois mousquetaires si je puis dire : el Capitan voyage avec une héroïne qui n’a pas de jument jaune mais un entier rouge. On croise aussi Cyrano de Bergerac, en écrit et en personnage qui nous fait notamment une référence à un de ses amis qui dû faire plusieurs duels dans la matinée… d’Artagnan ? Bon je m’emballe là, mais outre ces références culturelles, nous sommes tout de même bien immergés par des citations de personnages historiques du Nord, par les descriptions évidemment mais aussi par la cuisine en chemin. Ouch ! j’ai trouvé le point faible ? Non en fait, quand on lit un auteur depuis longtemps on trouve toujours à redire je crois. C’est pourquoi je me suis permis de signaler à Charlotte qu’il y avait beaucoup de galettse mangées par ses personnages. La viande est rare. Est-ce l’inconscient végétarien de l’auteure qui parle ou un traumatisme d’enfance que l’on nommera : le syndrome Lembas (relisez Tolkien). A part cela, j’ai trouvé mon bonheur dans ce livre : inspiration, cape et d’épées, mais aussi drame sentiments, aventure, intrigue… – ah les codes secrets – et du cardinal comploteur… En somme un excellent roman que je conseil pour le plaisir de la lecture et de la plume de l’auteure, mais aussi pour tous les amoureux de romans de capes et d’épées (ou en manque d’inspiration pour des parties de JDR sur le thème).

Publié dans Critiques

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