Une histoire de taille de ...

Publié le par Fablyrr

Depuis quelques jours, j’ai terminé le projet Fatou. Nous avons fait les envois aux éditeurs et nous avons déjà quelques réponses. C’est assez mélangé mais dans l’ensemble négatif et plus ou moins argumenté. Dans un projet professionnel de ce genre, en phase finale, il est important d’avoir des réponses, même négatives, alors je suis plutôt assez content. Car oui ce qui ressort des réponses est que c’est bien mais n’entre pas dans les cases éditoriales. Donc, Fatou, ne désespère pas tu as de l’espoir !

 

Mais une des autres particularités du (des ?) métier(s) – si on prend les différentes casquettes d’auteur, illustrateur, directeur artistique, concepteur, voire « commercial » pour démarcher – est d’avoir plusieurs projets en même temps. Il y a toujours un projet qui prend du retard : à cause d’un inattendu, d’une attente de réponse éditoriale, d’une validation en attente, etc. Donc dans le barillet il faut plusieurs munitions. Ce à quoi je m’emploie puisque j’ai lancé concrètement le projet PtiPo. Autre album jeunesse qu’il a fallu mettre en marche. Le texte est cette fois de ma petite personne, et le reste aussi. Du coup après les croquis, les recherches il y a pour ce projet une grande phase de réflexions. Oui on ne dirait pas comme ça, mais un illustrateur ça ne fait pas que gribouiller ça pense. Et plus qu’on ne croit dans les idées reçues. On pense à la composition d’une image, sa création mais aussi pour ce qui nous concerne : la création narrative.

PtiPo est une histoire très courte en 14 doubles pages. Mais ces pages doivent être vivantes. Outre l’image en elle-même, j’ai donc décidé d’y mettre une couche narrative supplémentaire. Comme si une fois sur la page, on avait encore une page dans la page afin de découvrir quelque chose. J’ai donc aménagé cela en pages carrées et un mélange savant ( ?) de rabats et ouvertures. Je sais que cela coute plus cher en papier, mais comme je suis gentil, je n’ai pas forcé sur les formes de découpes. Pour ceux qui ne savent pas, quand vous avez un livre avec un trucmuche qui se déplie dans une forme bizarre, ça se découpe chez l’imprimeur et chaque forme a un « moule ». Et donc chaque moule un prix. C’est donc un investissement supplémentaire pour l’éditeur. Dans ces temps de crise, si on a déjà du contre collage, du rabat et des pages qui se déplient tout ça sur une forme carrée, ça sera déjà bien.

 

Donc je conceptualise le livre, comme un objet avec des tiroirs, et là j’en suis à une autre phase : la taille. Oui pour le coup, la taille ça compte. Pour le livre final mais aussi pour pouvoir passer les images au scanner et donc pouvoir envoyer des maquettes (voire monstre*) aux éditeurs. Donc voilà, PtiPo à besoin d’une taille et je profite de l’écriture de ce billet pour y réfléchir. Bon aller, j’y retourne …

 

*Monstre : correspond à une maquette montée, découpée et collée. Pour ce livre il faudra que je plie et colle pour que l’éditeur ai une vision globale de ce qu’il aura comme livre s’il le prend.

Publié dans fablyrr

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Fablyrr 15/03/2012 15:31


just do it

charlotte 15/03/2012 15:00


We will try in engluish, german and conquer the world...