Pourquoi t’es jaloux ?

Publié le par Fablyrr

 

Cette question en rapport au milieu éditorial, ça fait quelque temps que je voulais la formuler par écrit. Oui, le milieu n’est pas rose bonbon et les jalousies existent. Bon, je n’apprends rien à certains, mais je me demandais pourquoi – très naïvement – les auteurs, illustrateurs et autres individus tournant autour de ces deux pôles, pouvaient être jaloux d’une publication ?

 

La réponse est j’imagine toute simple : l'ego. Mais, dans ce monde où certains font la course à la publication, je peux aussi ajouter la frustration. Car en plus, certains sont simplement aigris de voir les autres publier alors qu’eux n’ont pas sorti de création depuis quelque temps. J’en parle d’autant plus facilement que je n’ai aucune publication depuis le mois de mai dernier. Rien de grave, des dossiers bloqués pour raisons éditoriales, des projets en attente de réponse ou d’autres en construction. Je l’ai déjà dit, mais si vous voulez participer à cet univers éditorial, la plus grande arme est la patience. Même moi qui croyais l’être, j’ai de petits moments ou je flanche, pour diverses raisons. Notamment pour la plus simple d’entre elle : le plaisir de l’aboutissement d’une création. Et puis pour parler deux secondes de mon nombril, j’aime bien me compliquer la tâche : ajouter des cordes à mon arc histoire de bien me faire chronophager. Alors est-ce que j’ai déjà été jaloux de publication d’autrui ? Oui. Mais de manière très éphémère. En fait il m’est arrivé d’avoir des petites pointes de jalousie devant le travail d’un(e) autre qui est magnifique et de me dire « Mais pourquoi tu n’as pas eu cette idée géniale ? ». Quelques secondes plus tard je retrouve la joie pour l’Autre. Pas de problème, on n’est par là pour parler de moi, mais peut-être simplement pour faire une continuité au billet d’avant sur les publications de mes proches ami(e)s, copains/ines, relation, etc. Ils publient et c’est bien !

 

Pourquoi ce billet ? Je ne sais pas. J’entends ces jaloux, ces frustrés de la publication cracher sur les autres. J’entends que l’on dit qu’untel publie trop, qu’on pointe du doigt l’image d’une personne en soulignant qu’il faut de toute façon avoir un minimum de X heures de travail dessus pour que ça soit bien, etc. Mais qui publie trop ? Il y a des stars de l’édition, il y a une surcharge du marché du livre et de la bd. Un turn over sur les tables de libraires qui n’en fini plus. Mais alors, doit-on s’arrêter de créer ? Je connais des auteurs qui écrivent toute la journée, de 9 heures le matin à 22 heures. Forcément, ils ont plus de textes qui sortent que la personne qui ne fait cela que sur son temps libre. C’est comme si c’était un vrai métier en fait la création. Imaginez un caissier qui fait passer des articles que trois heures par jour. Évidement sa boîte à sous est moins pleine que celle de son voisin qui fait ses 35 heures hebdomadaires. Et alors ? En fait, on s’en moque.

 

Alors si on arrêtait un peu la parenthèse jalousie, afin de se concerner tout simplement sur la qualité d’une œuvre. Et encore, ce critère est assez subjectif. Mais il y a des minimums faisant par exemple d’un livre qu’il est lisible ou d’une image qu’elle fonctionne correctement. Il faut penser cela en amont, avoir une once de talent, travailler beaucoup ce que l’on fait, éventuellement le retravailler se remettre en question, se poser les bonnes questions, …. Et avoir un projet qui plaît à un éditeur. Alors soit heureux chers lecteurs car j’ai encore plein de personnes à vous présenter éditorialement. Je parle d’illustrateur et d’auteur. Je parle de beaux textes, de belles images, de beaux livres…

Publié dans fablyrr

Commenter cet article

Charlotte 09/09/2012 15:56


La jalousie, je suis comme toi j'ai des pointes de "pourquoi pas moi", qui se transforment vite ous 'évacuent vite en "trop cool pour elle/ lui"... Mais il y a comme dans tous les milieux des
gens qui se construisent en négatif de l'autre, qui se mettent à haïr dès que l'autre a un minimum de reconnaissance... Après, le proverbe dit qu'on reconnait la veleur d'un homme - ou d'une
femme - au nombre de ses ennemis. je ne suis pas sûre que ce soit le truc le plus stympa du monde, mais il n'est peut-être pas si faux.

Fablyrr 09/09/2012 17:15



Mouais, mes ennemis je préfère les choisir, le reste c'est une perte de temps