Paris noir (ed. Asphalte)

Publié le par Fablyrr

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On doit bien avouer que pour la Ville des Lumières le titre est bien choisi. Même si d’un autre coté on reste dans le classique pour désigner les deux ingrédients de base de cette antho’. Pour commencer par le début on tombe sur la couverture, qui pour un sujet Noir est plutôt d’un jaune chaleureux, graphiquement très sympa et très urbain, comme j’imagine le voulait l’éditeur. Ce qui est à noté c’est aussi son format qui fait une agréable prise en main et aussi, pour l’anecdote, c’est quand même la première antho lu dans le métro (en partie) ou l’on m’interroge deux fois sur ce que c’est en regardant la couverture. Ce qui à mon avis est bon signe cela souligne une bonne couverture.

On entre ensuite dans le livre par une préface très sympa qui pourrait être une introduction fictive pour un narrateur voulant raconter toutes ces histoires, c’est intéressant de voir le cheminement de l’idée aux textes en tout cas. Autre bon point pour cette anthologie polar. Après le vif du sujet je dois bien avouer que je n’ai pas tout aimé, mais à mon sens c’est aussi la force d’une bonne antho dans le principe ou nous sommes tous différents et donc des gouts différents ; Partant de cette théorie, j’estime qu’une bonne antho tous les textes ne plaisent pas à une personne (sauf exception) car elle permet à différents gouts de se retrouver dans l’ouvrage.

 

Je ne vais donc pas vous faire un long listing de « j’aime / j’aime pas ». Pour un point de vu sur l’antho je ne peux pas vous raconter les histoires non plus vous y perdriez à la lecture. Ce qui m’amène donc à un petit survol en commençant par le début, une très bonne intro par le texte Le Chauffeur de Marc Villard que j’ai trouvé particulièrement forte et poignante. Je me demande si ce n’est pas ma préférées, la relation du chauffeur et de la prostituée est vraiment bien écrite, mais en fait vous vous en moquez…  Mais on notera aussi le découpage de l’antho en trois parties à thème, une bonne idée aussi qui se complètera par une playlist musicale pour se retrouver dans des ambiances pour la lecture. Et oui ça regorge de bonnes idées dans le coin.

Bon ensuite on à la nouvelle Le Chinois. Qui  est très forte, d’un humour cynique que j’aime beaucoup, ce qui fait que j’aime bien aussi cette nouvelle de séquestration par une ex championne de natation un peu tarée, le seul hic est que pour moi est raccrochée au thème parisien de manière très… tiré par les cheveux. Peut être que l’auteure a ressorti un texte et ne l’a pas écrit pour l’occasion.

 On saute ensuite sur la nouvelle Grand Frère qui est très sympa à la lecture mais très voire trop classique dans le sujet, j’aurai bien aimé que le décalage soit plus poussé, simple avis de lecteur. Comme une tragédie de Laurent Martin est bien. Lourde, posée, lente et avec une vraie dimension de quotidien et de vécu. J’aime bien ce genre de texte, une sorte d’immersion immédiate dans une normalité dont on n’aurait que faire mais il se passe des petits trucs qui font qu’on ne peut lâcher le texte. La vengeance des loufiats de JB Pouy, est aussi pas mal accrocheuse par son point de vue. L’idée des garçon de bar qui mènent l’enquête est bien, le reste j’ai moins accroché. Je conclurai par La vie en rose que j’ai trouvé simple et excellente. La vie de la gamine voulant devenir starlette qui se retrouve dans les clubs de lap dance parisien… Super !

Donc oui une très bonne antho que je recommande peut être pour les amoureux de la capitale, ceux qui y vivent, plus que ceux qui veulent la découvrir, mais en tout cas pour – j’allais dire un premier livre, n’importe quoi – un lancement Asphalte ne se votre pas le moins du monde sur le bitume et regarde bien le domaine du polar urbains d’en haut, avec toute la richesse des détails que cela apporte. Vivement les autres anthos sur les villes.

Publié dans Critiques

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