Limitation de vitesse

Publié le par Fablyrr

Je reviens d'une formation pour bibliothécaires sur le genre Fantastique, avec mon ami Christophe Coquelet.

Nous avons pendant quelques heures parlé du genre, et des genres de l'Imaginaire, afin d'expliquer ce que c'était, mais aussi trouver des ponts pour amener des lecteurs à dépasser leurs préjugés/habitudes et s'aventurer dans ces livres.

 

Dans ce qui en ressort, il y a quelque chose que je voulais souligner : la vitesse, le temps. Ce paramètre fou, qui nous manque pour tout dans cette société consomatrice à outrance est très important à différents nivaux :

 

- Le temps de lire : la plupart des gens disent qu'il n'ont pas le temps de lire. C'est en général garni de bonnes excuses : travail, enfant, etc. Mais une bibliothécaire demandaient pourquoi, si les lecteurs potentiels se plaignent du prix du livre, ils achètent des téléphones et autres grands écrans tv. Le temps est aussi là : le rapide, le consomable et surtout la consomation passive. Car oui, lecteur c'est être actif. C'est un fait, et comparé à -pour faire clicher - se poser devant une émission de tv réalité (même si je sais que ce n'est pas forcément opposable), c'est imbattable. Comment le marché du livre sans publicité et matraquage quotidien, perdant de plus en plus de place dans les médias, peut-il affronter d'autres géants dans l'esprit de l'acheteur ?

Maisle temps de lecture est aussi facile à trouver :celui qu'on lui donne. Et des fois c'est aussi simple qu'un petit trajet en transport en communs que les 5mn de lecture avant de s'endormir.

 

- Vitesse de lecture : ce point est assez étonnant; il y a des gloutons de la lecture, des dévoreurs de livres ! Dans un sens c'est positif, mais dans un autre, par exemple avec la blogosphère ou certains lecteurs s'érigent comme critique, ça atteind ses limites. Lire vite c'est bien, mais lire bien c'est mieu ! En effet, bien que chaque lecteur ai SA lecture du livre, on trouve dans certaines critiques des points de l'histoire n'apparaissant pas, voire étant transformés. Ce qui en soit est un peu une aberration. Une dernière critique d'Islendigar, prouve ce fait sur des confusions de civilisation ou le fait qu'il est dit qu'il y a de très bonnes idées de scénario, que le chapitre sur ce point est bien fait, mais qu'au final souligne on ne sait pas ce qu'on peut faire jouer dans cet univer. Etrange non ? Mais ce n'est qu'un exmple. Alors n'est-il pas plus intéressant de prendre le temps de lire un bon roman, même s'il a une écriture facile et rapide pour le savourer ?  Est-il utile de se targuer du nombre de livres lus par mois ? Ou est-ce plus intéressant de parler de tel ou tel ouvrage lu dans le mois avec plus de précision ?

 

- Course à la vente : un éditeur à dit il y a quelque temps, qu'il n'arrêterait pas la surproduction, car sur 20 livres commercialisés équivaut à un bon qui en ressort au niveau des ventes. Là encore, on marche un peu sur la tête. Enfin, surtout on s'est enfermé dans un cercle vicieux d'occupation de l'espace dans les librairies et grandes surface. Une visibilité pour une collection est un peu comme un matraquage publicitaire. C'est plus visible, plus facile d'occuper une partie de l'esprit du client : on vend plus. Mais ces mêmes éditeurs se plaignent de la surproduction et du manque de place sur les étals de livres.... que faire ? Que dire ?

 

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Voilà, c'était une petite pensée rapide, en vitesse, sur le pouce...

Publié dans Critiques

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Charlotte 10/06/2013 19:22


bien d'accord. C'est même bizarre... Et à chaque fois, je ne peux m'empêcher, avec ces 8975 kg de livres lus en une semaine, de penser aux Bronzés.

Fablyrr 10/06/2013 19:45