La vengeance des bovins.

Publié le par Fablyrr

 ... Ou la guerre des clones.

 

Commençons les choses clairement : nous avons été voir The Avengers et franchement nous n'avons pas aimé.

Mais retournons quelques années dans le passé du sujet (moi). Le sujet a toujours eu un faible pour les super héros. Comme souvent pour les jeune garçons, il aime bien s'identifier à "qui écrase la tête du méchant", avec un style vestimentaire plutôt cool et des pouvoirs. En grandissant – bien que loin d'être collectionneur – cela devient difficile de suivre les séries se multiplient, les héros vivent des aventures dans des mondes parallèles où ils pètent la tronche aux méchant, se baffent entre eux et on commence à s'y perdre. Quand le sujet arrive à l'adolescence il perd le lien avec les super-héros. Les derniers sont pour lui la Division Alpha. On peut imaginer qu'il en à marre de tenter de redessiner des personnages tout en muscle à outrance, mais il faut dire aussi qu'il s'éveil au monde et cherche probablement sa place dans la gente masculine : de là à trouver une identification, on en est loin. Loin de le voir porter des collants de couleur et encore plus loin de paraître ridicule en mettant un slip dessus.

 

 

En ces années où les cinéma redonne gout à ces personnages, on se laisse tout de même prendre au jeu. Mais voilà, les codes ont changé. On est au cinéma, on doit faire plaisir à des trentenaires qui se remémorent leur enfance et des boulimique de comics tout âges confondus. On retiendra pour cette étude du terme comic, la bande dessinées populaire américaine de super héros, bien que la richesse de la bande dessinée outre atlantique soit loin de ce limiter à ce genre.

 

Nous sommes à peine il y a quelques années et arrivent les vrais succès des héros. Mais déjà notre sujet est loin de la masse : il a apprécié Dardevil. Il n'a pas eu l'outrecuidance d'aimer sa copine Elektra, heureusement. Quand à Spider Man, il a eu du mal avec cet ado qui s'agite au milieu de personnages terrorisés par un méchant et qui fini, sur un immeuble de NYC avec en bannière le drapeau américain. On passe sur les suites qui on d'intéressant le développement technique d'effets spéciaux et quelques scènes, mais on fera une parenthèse pour le dernier opus désagréable où toute une scène est bordée par des femmes hurlantes et hystériques. On passe sur les dernières versions de Superman, pas vu par le sujet et on se tourne doucement vers les X Men. Là on arrive à des beaux succès, si on fait abstraction du troisième volet à Alcatraz qui a autant d'intérêt qu'un patineur sur glace se prenant une gamelle hors champ de caméra. Mais les autres sont assez bon, assez pour raviver une flamme : il y a du rythme, des personnages bien campés et bien amenés, un scénario tenant la route etc. Une petit incartade vers Thor : film assez insipide, qui répond peut être à des codes que notre sujet n'a ne possède pas. Il ne reste que le lien qu'il fait sur Iron Man et le futur The Avengers. Les studios hollywoodiens placent doucement leur pions sur le plateau de jeu pour un grand feu d'artifice. Pour cela il ont mis en chantier Hulk aussi. Hulk est la difficulté de la gamme. Bon personnage, psychologiquement intéressant, mais qui a subit acteurs et réalisateurs ayant tous tentés d'amener une version de leur monstre vert. Tous sont loin de la grande réussite, surtout sur le lancé de char d'assaut mais il y a de bonne scènes et notamment la course poursuite dans les favelas du dernier. Oui notre sujet est assez bon public et aime aussi les films d'actions voire les buddy movie. Il enchaine sur la vision des deux opus d'Iron man. Une première vision du film le laisse avec un arrière gout d'apologie du surarmement. Bon au final on a deux films d'assez bonne qualité et surtout avec un bon acteur principal. Là encore les jalons pour The Avengers sont posés et le grand buzz sera de voir un Nick Fury avec une couleur de peau différente. Un peu de fun et de changement ne fait pas de mal. On enchaine directement sur un personnage sensible : Captain America. De nouveau une assez bonne surprise. Le sujet s'attendait à un gros navet, mais retrouvant quelques acteurs secondaires (Tommy Lee Jones), le film passe très bien. D'autant plus que le décalage en seconde guerre mondiale et d'icone américain sont très bien gérés, et le seul couac est que l'acteur a autant de charisme et de jeu qu'une souche d'arbre bouffé par des fourmis. Au milieu de tout cela une agréable surpise avec le spin off de Wolverine. Le film n'a pas eu tant de succès que cela, mais le sujet était là encore surpris par la bonne qualité, là encore soutenu par un bon acteur principal. Et l'excellente surprise est X Men : First Class. Le sujet adore ce film avec profondeurs, héros intéressant, grand spectacle, cadre historique, une très belle réussite avec des liens vers ses grands frères déjà tournés.

 

 

Mais retournons vers Avengers. Tout le monde sur internet crie à la réussite, alors avec un billet comme celui-ci on ne v a pas se faire d'amis. Pas grave.

Il faut replacer le cadre. Une salle bondée, un peu d'attente, des bandes annonces sous le bruits des gens ne pouvant pas s'arrêter de discuter ou de regarder leur téléphone portable. On y est. Au cœur de la société parisienne. Des fois que Paul passe un dernier coup de fil avant la séance ou que Colette laisse un dernier message sur FB pour dire qu'elle est parti faire pipi : le suspense est à son comble ! A coté du sujet s'est installé Charles. Charles possède une chemise à carreau pour faire plus américain et crier TIMBER au bon moment. Il a comme accessoire un paquet de pop corn taille giant et une bouteille de coca des fois qu'on puisse le confondre avec un français moyen lisant de la bd franco-belge. Là il est prêt, il a emmené Marie avec lui : elle est blonde, fait la moitié de sa taille mais préfère se taire et regarder le bovin-cliché à coté d'elle qui hésite encore entre la bouteille de coca et le portable ; la bouteille fera l'affaire dès le lancement du film. Pendant toute l'intro, il n'a de cesse de bouffer ! On ne pourrait pas dire qu'il mange. Charles plonge son énorme main dans son énorme carton pour sortir une poignée entière de pop corn. Avec des bruits de ruminant, il continue de peur de ne pas avoir assez d'aliment dans la bouche sans que celle-ci soit terminée. Au cas ou une caméra de surveillance fichant les non américain filme, il glisse entre deux poignées une rasade de coca. Et oui tout commence comme ça pour le sujet dans Avengers. Mais sur l'écran se joue une scène d'introduction avec plein d'explosions. Le sujet se dit donc que les pop corn ont coupé sa mise en abime dans le film. Un logo plus tard et le film commence vraiment : les personnages apparaissent et commence alors un long très long moment ou entre deux explosions et bâtiments qui s'écroulent les personnages alliés ou ennemis se mettent sur la tronche. Pas besoin de raconter le film. Le sujet déplore déjà que le type ayant créé le logiciel d'effets spéciaux "cassage d'immeuble de NYC" n'ai pas mis de copyright pour devenir milliardaire. S'en suit des grandes questions existentielles sur la construction du scéna... Bon on y reviendra. Mais pour le loft de Stark, c'est dommage qu'on ne voit pas ceux qui on le plus contribuer au films : les changeurs de vitres cassées. On nous sort des pseudos monstres de l'espace, on nous amène une pseudo tension, un pseudo suspense et le sujet se dit qu'il faut attendre au milieu de quelques rares blagues réussies et de deux vrais acteurs dans le film (Robert D. Jr et Scarlet J.) le moment où il y aura LE retournement de situation, LA surprise... Le film est fini.

 

 

Le sujet déplore alors que Mr Buffy ai raté son film. En fait depuis Transformers – qui est un bon spectacle quand on en voit un pour les effets spéciaux – le cinéma américain de ce genre de films se limite à un seul scénario : l'attaque de la terre = explosions partout. Allez, faite un effort, c'est tout de même exactement le même scénario que les trois opus de Transformers, ou Battelships. On enrichi le film de scènes d'action et d'explosion pour ne pas laisser le temps de s e rndre ciompte de ce qui se passe. Ou alors, il y a un scénario caché, mais le sujet pense qu'a part répondre à des clichés/besoins de fans, il n'y a rien que de la baston qui casse tout et fait du bruit. L'huitre tirant des flèches ne sert à rien, Nick est autant manipulateur qu'un crabe essayant de faire croire qu'il ne marchera pas de coté et il n'y a qu'Iron man et Black Widow qui tirent leur épingle du jeu. Une déception même si le sujet attend d'autres aventures de personnage dans leur propre film, mais en groupe ça sera sans lui.

 

 

Publié dans Critiques

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charlotte 30/04/2012 11:18


peut-il être pire ?

Fablyrr 30/04/2012 11:36



oui  . il ne faut pas sousestimer la médicriter d'un film de super héros, mais il ne faut pas non plus le faire
avec un film françaisl ol



charlotte 30/04/2012 11:03


Et ce qu'il y a de bien, c'est que du coup, on va voir un film moins broyant dans 15 jours... (et mieux joué, avec un scénario et tout)

Fablyrr 30/04/2012 11:14



t'emballes pas, il est pas forcément bon non plus