En Rouge et Noir

Publié le par Fablyrr

 Rouge Tagada (Gulf Stream – C. Bousquet / S. Rubini)


Oui c’est un titre assez minable, mais je fais partie de cette génération traumatisée par cette chanson de J.  Mas. Je trouve de toute façon les excuses que je veux pour mettre des titres sur ce blog car aujourd’hui je vous parle bandes dessinées.

Tout d’abord Rouge Tagada de Charlotte Bousquet et mis en images par Stéphanie Rubini. On pourrait mettre  ce livre dans la catégorie roman graphique. Mais comme toutes les cases du genre, ça ne sert qu’aux libraires ou vendeurs. Ici je vous parle de mon plaisir de lecture. Cette petite BD de 24 cm sur 18 environ est toute mignonne. Mais avant le contenu, le contenant. Car il faut bien le souligner, c’est la première BD  de tout le monde (la dessinatrice, la scénariste et l’éditeur). Ce n’est pas rien tout de même. Et pour l’objet en lui-même Gulf Stream s’est plié en douze. Un format sympa, une tranche colorée et une couverture simple mais d’un rouge accrocheur. Assez pour le prendre en mains et sentir du bout des doigts le papier soft touch utilisé. Pas besoin de plus avec un livre comme ça pour ouvrir et feuilleter…..lire. Donc mission superbement accomplie par l’éditeur et sa directrice artistique. Bravo. Mais ça, ce n’est que le début car, bien que ce ne soit pas mon style de lecture je me suis plongé entièrement dedans. C’est accrocheur, bien ficelé, tendre, efficace et en plus avec un fond très novateur. Le commercial au coin, là, me dira que je ne suis pas le « cœur de cible » mais on s’en moque car j’ai trouvé l’histoire vraiment très bien et le dessin de Stéphanie Rubini habille parfaitement l’ensemble. Simple, légèrement naïf dans le trait, drôle, et coloré avec une vraie sensibilité. Que dire de plus que : bravo les filles !

 

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Noir (Barbier & Mathon – J.C. Götting)

 

Entrons dans le Noir, le vrai. C’est écrit dessus : l’auteur/illustrateur se fait un petit plaisir en exploitant les thèmes et clichés du genre. Il n’en faut pas plus pour m’accrocher. Cette BD à cependant des spécificités bien à elle. Le format tout d’abord. C’est un format « manga », étrange pour un thème « américain » fait par un français ayant un nom à consonances germaines….   On ouvre, il fait sombre. Les pages se tournent aisément. Le style graphique est très prononcé. Je pense que c’est de la gouacher ou de l’acrylique, tout en noir et blanc. Très stylisé, des fois presque flou. Cela plonge complètement dans l’ambiance du Noir et c’est donc une belle réussite. Ensuite l’histoire se chapitre comme un roman graphique, avec des dialogues minimalistes et desplanches de trois cases. Une belle prouesse. Au milieu on se demande un tout petit peu ou il veut en venir, mais la dernière partie nous souligne simplement que le fait de se poser la question doit être uen volonté de l’auteur. Tout coule de source et tout est très bien ficelé. Une BD que je vous recommande donc autant que la première.

 http://www.bedetheque.com/Couvertures/Couv_162169.jpg

Publié dans Critiques

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