Du pognon et du jeu de rôles 1/2

Publié le par Fablyrr

Il y  a quelques temps avec un rôliste bien connu nous avons émis l'idée de monter un site ou autre ayant pour fonction d'aider les "jeunes créateurs" dans le milieu du JDR à se lancer en ayant quelques infos tarifaires. Il semble que ce projet soit tombé à l'eau; De mon coté je reprend ce que j'avais commencé à faire au cas ou ça puisse aider des personnes.

 

AVANT PROPOS

Avant toute chose il faut prendre en compte que rien n’est figé et tout est négociable dans un contrat. Dans tous les cas de figures ce que vous trouverez ci- dessous est un guide pas un manuel de droit.  Ceci est tiré de mon expérience et celle de personnes de mon entourage. En ce qui concerne le domaine de l’illustration on note trois modes de rémunérations :

 

-          Au forfait : sommes forfaitaires sans suite comprenant une tarification pour une ou plusieurs illustrations.

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       Au pourcentage : le pourcentage fonctionne comme le droit d’auteur et est souvent partagé avec les autres membres de l’équipe ayan participé à la création du jeu de rôles. Le pourcentage et calculé la plupart du temps sur le prix de vente public et sera reversé  à une période donnée en rapport au nombre de ventes. Nb : dans le cas ou aucune vente n’ai eu lieu, l’éditeur se doit de fournir aussi, l’acte justificatif du nombre de vente pour le jeu, égal à zéro ou non donc.

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        Les deux : le principe est   de se faire payer une somme forfaitaire pour la couverture par exemple et ensuite d’être rémunéré pour le reste des images du ou des livres. Attention il est souvent convenu une somme moins importante forfaitaire  pour bénéficier du pourcentage de vente.

 

LES TARIFS

Aucun tarif n’existe véritablement. Dans le monde de la SFFF par exemple, une couverture pour un grand éditeur au format poche sera payée 500 euros en moyenne, chez un éditeur plus petit du même milieu et pour un format plus grand on vous payera 400. Ce qui change outre la taille de l’éditeur et de l’image c’est le nombre d’exemplaires imprimé . Le premier sera dans les 10 000 exemplaires le second sera plus dans les 3 000 exemplaires. Dans les deux cas vous pourrez négociez de petites choses très différentes en termes d’avantages financier, de délais, de contraintes d’images et de couleur. Rien n’est figé et c’est ce qui peut paraître difficile quand on se lance. Le milieu du JDR ne déroge pas à la règle. Comme précisé plus haut le tarif se doit d’être négocier avec l’éditeur qui prend les risques financiers, et prend la charge de la communication, la diffusion et bien sûr l’impression du livre. Cela sans tenir compte des autres choses que sont la maquette ou encore les corrections, ces derniers points pouvant être délégués aux membres de l’équipe de création du jeu.

 

Au pourcentage : le milieu du JDR étant ce qu’il est il est souvent convenu pour les petites structures de diviser environ 10% du prix de ventes pour tous les créatifs de l’équipe que cela soit les illustrateurs ou les auteurs, voire les relecteurs. L’illustrateur se voit alors obligé de négocier ce pourcentage mais peut aussi négocier un tarif forfaitaire ce qui lui octroie une somme minimale tout en prétendant à une part du dit pourcentage.

Au forfait : aucun tarif n’est vraiment fixé. Une couverture est mieux payée que des illustrations intérieures. Elle est souvent en couleur et réclame la plupart du temps plus de travail.

 

Une couverture peut être payée forfaitairement de 150 euros à 500 euros pour des formats ne dépassant pas le A4. Là encore cela dépend de la négociation. Les illustrations intérieures, elles, se négocient souvent par lot et suivant leur taille et aussi sur le fait qu’elles peuvent être en couleur. La fourchette tarifaire est donc très large et l’on arrondi souvent le tarif quand il y a un lot d’images commandées. Cette négociation doit prendre pour base de référence :

 

-          -La taille de la structure éditoriale (et ses moyens financiers)

-          -La taille  des images à réaliser

-          -Le fait qu’elles soient couleur ou noir et blanc

-          -La diffusion prévues pour le jeu (nombre d’exemplaires envisagés, diffusion nationale ou internationale, en magasins spécialisés et/ou grandes surfaces …)

 

Grossièrement plus l’image est grande, plus le tirage est élevé et diffusé, plus on peut demander dans une négociation. Mais gardez à l’esprit qu’en effet l’excuse « je suis un petit éditeur je n’ai pas trop de quoi payer » peut s’avérer agaçante mais réelle. Et c’est aussi chez ces petites structures que vous pourrez évoluer et vous faire connaitre en général. Les arrangements se font entre vous tant que vous trouvez cela honnête. Les premiers contrats ne sont cependant pas fait pour vous arnaquez, c’est à vous qu’il convient de décider des compromis avec les éditeurs, sachant que dans le milieu du JDR cela reste un microcosme ou s’enrichir est un paradoxe.

 

Vous avez donc vu la fluctuation des tarifs. En rsumé rien n'est fixe, tout est éngociable et l'important est que tout le monde soit ok avant de commencer à travailler, ça évite pas mal de désagrément; Ayant une casquette d'éditeur aussi chez CDS nous payons au forfait de petites sommes. Pour Achéron c'est pour ça que nous avons demandé très peut d'illustration à Alain Mathiot et pour Projec Pelican la question ne se pose pas. Pour conclure cette première partie je dirai que e jeu de rôle est un loisir mais toute création mérite un minimum de reconnaissance et que quand vous apportez une pierre à l'édifice de manière professionnelle, soit vous le fait gratuitement en accord préalable pour votre simple plaisir soit vous prenez un peu de recul et vous le fait uniquement de manière pro, donc payé d'une manière ou d'une autre.

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