Paranoïa & trahison

Publié le

En ce moment, entre deux bout de maquette et en prenant le métro je suis en lecture d’une étude sociologique sur les traitre et la trahison,  dont je ferai un compte rendu une fois terminé. Cependant ce matin le chapitre traitait du point de vu du trahi. Le trahi à honte il semblerait au point de ne pas forcément réagir à la révélation de la trahison. Tel l’archétype de la personne cocufiée, il devient le faible, celui dont les autres vont se moquer, la brebis galeuse du groupe parce qu’il n’a pas été assez fort pour (…). Je trouve que c’est intéressant comme situation de l’être humain face à cette situation. Cet espèce d’instinct de survie, cette coquille qui se crée de la peur de la risée sociale ; En poussant un peu plus, le trahi prend cela comme une leçon de vie. Il encaisse donc le coup et se promet (si on fait abstraction des possibles obsessions du traitre et de la vengeance), de ne plus se faire avoir au jeu des sentiments, de la loyauté trahi, etc. Pour se faire après étude et sondage il y a la mise ne place d’une carapace sociale. « Plus jamais ça ! ». Donc les gens se blindent, ils évitent d’avoir trop rapidement confiance. A partir de là, les liens deviennent ténus, la confiance devient difficile à accorder. Dans le pire des cas, les victimes de trahison deviennent paranoïaques. Il se trouve que dans ces cas là, les personnes ont besoin  de beaucoup d’attention et de relations très fortes voire extrême dans les sentiments.
En fait tout ce truc pour parler de la trahison qui nous donne au final, quand on est trahi,  une appréhension de l’autre, une peur, une méfiance. Du coup, la seule personne en qui on peut avoir confiance c’est nous même dans cette logique. Et donc cela crée quoi ? Un monde d’égoïste bien sûr. Donc quand on se sent trahi par une communauté, un groupe ou un état et ses représentants, je vous laisse imaginer l’échelle et les dégâts que cela peut faire….A signaler par contre pour reprendre le dernier point c’est que quand l’état vous trahi on appel cela de la politique mais on trahi l’état on appel cela un crime…. A l’heure actuel ce crime peut pousser à 100 000 euros d’amende et 7 ans d’emprisonnement.

Publié dans fablyrr

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

fablyrr 06/01/2009 13:46

oui entre autre on voit aussi le phénomène dans les gangs de la série the wire ... :)

Elwin 05/01/2009 19:08

OK, au sens propre du terme alors.ça n'arrive pas souvent, en terme d'occurence. ça doit être Roland DUmas le dernier à s'être tapé une accusation comme ça (out du moins en France).La petite citation, en passant:"I know a traitor before he knows himself"S. Hussein.Tout de suite, on comprend mieux l'ambiance.

fablyrr 05/01/2009 18:22

La trahison envers l'Etat c'est officiellement divulguer des informations à un autre pays. PLus l'Etat est totalitaire plus la trahison se rapproche de truc du genre "tu as critiquer le tyran? tu es un traitre".

Elwin 05/01/2009 16:25

Bonanée le Fabblyrr! :)Quant tu dis trahir l'Etat tu penses à quoi? La haute trahison? Ou ne pas payer ses impôts?Sinon les mécanismes décrits semblent bien crédibles. J'ai tendance à penser en ce moment qu'en vieillisant on a tendance à se "déssecher", et à se refermer sur soi même par lassitude/douleur/paresse. ça recoupe bien ce sentiment assez large de "trahison". On peut aussi se sentir trahi par la vie, si on en veut aux hasards du monde, ou se sentir trahi par soi même, quant on se reproche justement de ne pas avoir été assez fort.Comme disait l'Autre, du coup l'important c'est peut être aussi de savoir (se) pardonner.E.

charlotte 05/01/2009 15:50

c'est très intéressant. le "plus jamais ça" et ses conséquences, par exemple, car cela pose la question d'abord de "quand commence la trahison" et ensuite de "faut-il se méfier de tous" ou "prendre le risque d'être une fois encore le c... de l'histoire" ? Au delà des zigouigouis chrétiens, cela pose des questions psychologiques intéressantes. pour l'ét(at... Beuh.... je me sens trahie